Le pointu

DANS LA PURE TRADITION

 

Bateau de travail, bateau de promenade ou bateau de carte postale, c’est de Menton à Marseille le bateau méditerranéen par excellence. très utilisé dans notre région Niçoise a tel point que de nombreux charpentier de marine de Villefranche, Nice, Antibes avaient une réputation de construire de véritable bateaux qui fessaient la vie d’un pêcheur parfois voir même plus.

Sa forme vient de la nuit des temps, En fait, le nom de pointu aurait été donné par des marins bretons (cantonnés au Port de Toulon au début du 19ème siècle) en raison de la terminaison « pointue » de la proue et de la poupe. Certains affirment que c’est une famille de charpentier de marine venus d’Amalfi en Italie qui aurait construit les première pointu en 1880.

La construction

Sa taille, selon les gabarits utilisé pouvaient être de quatre à dix-huit mètres de long

Le bois utilisé par les charpentiers de marine est particulièrement choyé. Les essences différent suivant la pièce à construire. L’ormeau, le frêne, le chêne, le murier ou l’accacia pour les membrures. Les résineux comme le pin d’Alep, le pin parasol ou sylvestre, et même le mélèze sont utilisés pour le bordage. La quille formée d’une seule pièce est en chêne. D’autres parties du bateau placées hors eau comme les tillacs avant ou arrière, les bittes d’amarrage ou encore les tolets, sont fabriqués avec du bois trés dur d’arbousier ou de bruyère.

A l’époque, les charpentiers eux mêmes allaient choisir les arbres à couper. Cela se faisait l’hiver, à la lune vieille (lune décroissante). Tout ce savoir, était transmis de génération en génération, souvent en conservant le secret d’un chantier naval à un autre. Le plus fort dans cette corporation était qu’ils travaillaient sans plans, seulement avec des gabarits (dont le plus célèbre était le gabarit Saint Joseph qui permettait de tracer les membrures)

La mise forme d’un pointu obéissait à un ordre bien établi. D’abord, les membrures étaient fixées sur la quille sur laquelle était placé ensuite l’étrave (à l’avant = proue) et l’étambot (à l’arrière = poupe). Ces deux pièces étaient assemblées avec des boulons en fer. Le charpentier façonnait ensuite les bordés qu’il clouait avec des clous en fer galvanisé ou en cuivre si le client était plus riche. Une fois le bordage terminé, il posait les bancs (banc de mât, banc d’arboura,..) puis le plat bord et la pose du plancher. Il terminait par l’organisation intèrieure du bateau sans oublier le compartiment à poisson.

La coque était donc soigneusement calfatée  puis poncée à l’aide de peau de requin coincée sur une cale de bois. La peinture donnait enfin la couleur définitive du pointu,  qui diffère selon les régions.

Sa voile d’origine, la voile latine, est la plus belle de toutes, avec ou sans foc, l’arrivé du moteur à explosion a été sa mort, mais dès que la fiabilité des moteurs s’est amélioré, elle a totalement disparu chez les professionnels de la petite pêche côtière.

Le pointu se dirige à partir d’un trou d’homme (traou  de poupa o traou dou patron) avec une barre courte, le trou d’homme sert également aux différentes manœuvres de travail et à la pêche au phastier (lamparo)

Aujourd’hui encore quelques pêcheurs travail avec des pointus, pour certains ils on finis leur vie souvent lors des fêtes de la st Pierre chaque année au mois de juillet les pêcheurs fête leur Saint Patron, l’histoire raconte que le bateau le plus vieux ou endommagé été brulé le jour de la Saint Pierre et remplacer par un pointu fraichement construit.

De nos jours sur toute la région du Pays Niçois grand nombres d’associations continu a faire perdurer cette belle tradition que la navigation et la rénovation des pointus.  

Les Pointus de Nice La Mouette Quai d’Entrecasteaux Port de Nice 06300  Nice
Tel : 04 93 89 99 18