La musique traditionnelle Niçoise


La musique traditionnelle a toujours été un espace de liberté. Dans la région niçoise, elle est plurielle, multi-instrumentale, toujours prête à surgir sous les formes les plus inattendues, à se mélanger sans artifices à d’autres influences. Elle reste capricieuse, illimitée, vivante.

Portés par la tradition, la jourgina (accordéon diatonique), le fifre et tambour, la vielle à roue, le chant polyphonique, les cloches, la mandoline et le galoubet/tambourin cohabitent naturellement. On trouve également d’autres instruments comme les mirlitons (la vespa), les crécelles. La canne, abondante sur la côte, a donné vie à toute sorte d’instruments à anche.

L’accordéon, inventé en 1829 à Vienne, a essaimé dans le monde entier. A Nice, il est souvent diatonique et prend le nom de jourgina. Le fifre, associé au tambour tient le haut du pavé pour l’animation de rue; il est surtout répandu en Vésubie et en Roya. La vielle à roue, appelée sansougna, est d’implantation très ancienne. Elle a eu une vie mouvementée, surtout en Tinée, dans la vallée du Var et du Verdon. On la retrouve un peu dans toute la région, y compris dans les centres urbains. Le chant, polyphonique et très typé, se trouve dans la région niçoise. Il est resté très vivace, grâce au bouscaiolo piémontais.
Dépoussiérée, débarrassée de ses complexes, la musique traditionnelle niçoise écrit aujourd’hui une nouvelle page de son existence. Elle est résolument tournée vers l’avenir, vers d’autres influences, vers d’autres genres. Car toute tradition qui vit est une tradition qui crée. source Nice RDV

Voila quelques musiques traditionnelles à écouté